Optimiser les bienfaits d’une bonne santé

De nombreux facteurs contribuent à un milieu de travail sain et productif. Les programmes d’avantages sociaux des employés favorisent le mieux-être et encouragent un juste équilibre entre la vie familiale et professionnelle. Les régimes d’assurance-maladie qui comprennent l’accès aux médicaments novateurs maintiennent les employés au travail et productifs. Une abondance de preuves démontre que les employés en bonne santé sont plus productifs et moins susceptibles de se porter malades. En fournissant l’accès au bon traitement au bon moment, les milieux de travail peuvent réduire l’absentéisme, éviter les demandes de prestations d’invalidité et réduire le présentéisme — les employés qui sont physiquement au travail, mais dont l’esprit est ailleurs.

Les employeurs qui mettent l’accent sur la santé de leurs employés peuvent également réduire les coûts associés aux échéanciers non respectés, au recrutement de personnel de remplacement, aux heures supplémentaires et à la formation de nouveaux employés.

Une approche intégrée pour un milieu de travail en bonne santé

Comprendre l’incidence des maladies chroniques et de la santé mentale est essentiel à un milieu de travail en bonne santé. Les employeurs d’aujourd’hui sont à la recherche d’une approche intégrée qui place la priorité sur la promotion d’un mode de vie sain, comme une meilleure nutrition et de l’exercice, de même que sur la lutte contre la toxicomanie et la maladie mentale.

Cette section examine comment les maladies chroniques, une mauvaise santé mentale et une mauvaise observance aux traitements médicamenteux peuvent affecter le milieu de travail et augmenter les coûts de santé et de productivité.

Les maladies chroniques

Les maladies chroniques sont le principal problème en milieu de travail, rapporte le Fond de l’histoire d’avril 2016 publié par Greenshield.

  1. Canadiens sur 5 de plus de 20 ans souffrent d’une maladie chronique et quatre sur cinq risquent d’en développer une (Source : ASPC 2014)
  2. En 2010, on estimait à 2,7 millions le nombre de Canadiens vivant avec le diabète et on s’attend à ce que ce nombre atteigne 4,2 millions d’ici 2020 (Source : Canadian Journal of Diabetes, 2013)
  3. Les coûts associés au traitement du diabète ont été estimés à 12,2 milliards $ en 2010 et devraient atteindre 16,9 milliards $ d’ici 2020 (Source : AstraZeneca, Great-West Life, Cubic 2013)

Le Sondage Sanofi Canada sur les soins de santé a révélé que 45 % des employés ont déclaré avoir reçu un diagnostic de maladie chronique comme le diabète, l’arthrite et la dépression. Lorsque l’hypertension artérielle et le taux de cholestérol élevé ont été inclus à l’équation, ce nombre a grimpé à 56 %. Chez les 55 ans et plus, 78 % ont déclaré souffrir d’une maladie chronique.

Les maladies chroniques sont également responsables de la majorité des médicaments sur ordonnance en milieu de travail. En fait, elles représentent près de 90 % et 95 % de la consommation de médicaments pour les groupes d’âge des 50 et des 60 ans, respectivement. Plus de 70 pour cent des coûts des régimes d’assurance médicaments sont générés par le groupe d’âge des 35 à 65 ans, selon le Fond de l’histoire publié par Greenshield en juin 2015. Les maladies chroniques exercent aussi des pressions sur notre économie. Selon l’Agence de la santé publique du Canada, les maladies chroniques sont responsables de « 67 % de tous les coûts directs de soins de santé et , dont 68 milliards sont attribués au traitement et le reste à la perte de productivité. » (Note : les pertes indiquées dans les données de l’Agence de la santé publique ne comprennent pas les pertes de productivité dues au présentéisme).

Selon un rapport du Comité permanent de la santé de la Chambre des communes, « 90 % du diabète de type 2, 80 % des maladies coronariennes et un tiers des cancers pourraient être évités en mangeant sainement, en faisant de l’exercice régulièrement et en s’abstenant de fumer. »

Lumière sur la santé mentale

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « Plus de jours de travail sont perdus à la suite de troubles mentaux que de conditions physiques » et selon le Rapport de 2015 du Système canadien de surveillance des maladies chroniques (SCSMC) sur les maladies mentales au Canada, les questions de santé mentale sont la principale cause de l’invalidité de courte et de longue durée au Canada.

  • Les coûts directs (soins hospitaliers, soins médicaux et dépenses en médicaments) associés à la maladie mentale étaient de 8 milliards $ en 2008 au Canada. (Source : SCSMC)
  • Les coûts indirects liés à la maladie mentale (coûts associés aux réclamations d’invalidité, la perte de productivité à l’école et au travail en raison de l’absentéisme et du présentéisme, et les services sociaux et judiciaires) au Canada dépassent les coûts directs et varient de 11 à 50 milliards $. (Source : SCSMC)

L’observance des traitements médicamenteux

Selon l’OMS, l’observance des traitements prescrits pour les maladies chroniques est médiocre dans le monde entier. Dans les pays développés, la moyenne des taux d’observance ne se situe qu’à 50 % et elle est encore plus faible dans les pays en développement. On a constaté que la mauvaise observance entraîne des résultats de santé médiocres, met en danger la sécurité des patients et augmente les coûts des soins de santé.

Une étude menée par révèle que l’observance des traitements médicamenteux est extrêmement médiocre pour les maladies chroniques, s’établissant à 37 % pour les médicaments contre l’hypertension, 43 % pour le taux élevé de cholestérol, 55 % pour la dépression et seulement 45 % pour les médicaments contre le diabète. Une étude récente du Conference Board du Canada a révélé que les patients non-adhérents qui prenaient des médicaments dans diverses classes de traitements médicamenteux chroniques n’étaient que 57 % à les observer (statines, inhibiteurs de l’ECA, statines et inhibiteurs de l’ECA combinés, stéroïdes inhalés, cessations tabagiques, biguanides et modificateurs de la réponse biologique).

Des études menées montrent également du doigt les coûts plus élevés et les résultats sanitaires plus médiocres associés à la non-prise des médicaments prescrits et les économies découlant d’une observance améliorée. (Source : NCBI, NCBI [en langue d’origine])

Notamment, une étude récente du Conference Board du Canada a estimé qu’une observance améliorée chez les patients atteints de maladies chroniques en Ontario de 2013 à 2030 générerait des avantages qui compenseraient de loin les coûts pharmaceutiques additionnels liés à l’observance d’au moins 3 pour 1 dans 7 des 8 classes et jusqu’à 6 pour 1, totalisant des économies et des avantages de 3,7 milliards $, dont 1,1 milliard $ en économies de coûts de santé directs et 2,6 milliards $ en avantages sociaux.

En conséquence, les assureurs et les employeurs élaborent des programmes qui visent à améliorer l’observance aux traitements médicamenteux et à promouvoir un mode de vie sain en mettant l’accent sur la prévention.